Comment devenir donneur de sperme ?

Dans un parcours de fertilité, les dons de sperme sont d’une grande importance et permettent à de nombreux couples infertiles ou homosexuels de réaliser leur rêve de fonder une famille. Dans le cas d’une infertilité masculine avérée, c’est souvent une anomalie ou un défaut qualitatif du sperme qui est mis en cause, avoir recours au don de sperme devient alors nécessaire.

Les cliniques de fertilité Procrea font appel à des banques de sperme comptabilisant de nombreux donneurs anonymes et volontaires pour permettre les fécondations in vitro (FIV) et Insémination intra-utérine (IUI). Dans cet article, nous vous en apprenons davantage sur le processus de don et les critères d’admissibilité. 

Qui peut devenir donneur de sperme ? 

Au Canada, il y a plusieurs critères de sélections à respecter pour pouvoir faire don de son sperme.

Pour devenir un donneur de sperme, vous devez d’abord répondre aux critères suivants :

Une fois ces critères d’éligibilité remplis, plusieurs tests et examens vont vous être demandés.

Quels sont les différents tests et examens d’admissibilité ?

Pour commencer, un premier don de sperme sera effectué afin d’évaluer la qualité du sperme et particulièrement des spermatozoïdes. Plus précisément, c’est le nombre, la motilité, la morphologie et la réaction à la congélation qui sont analysés.

Ensuite, un dépistage sera réalisé afin de vérifier que les résultats des ITSS suivantes soient bien négatifs. Ce dépistage sera à effectuer une première fois au début du prélèvement des échantillons de sperme, puis une seconde fois après leur mise en quarantaine de 6 mois.

CMV (IgG-IgM)Anti-HBc Totaux
HIV 1-2Anti-HCV (hépatite C)
HLTVI-VIISyphilis
AgHbs (antigène de surface de l’hépatite B)Gonorrhée et Chlamydia

En parallèle du dépistage, le donneur sera amené à répondre à trois questionnaires

  1. Un questionnaire médical ;
  2. Un questionnaire sur les maladies génétiques ;
  3. Un formulaire sur les critères d’exclusion.

Pour finir, un dernier test génétique sera demandé afin de vérifier la négativité à ces trois maladies :

Après avoir effectué la totalité des examens, le dossier médical du donneur est examiné et doit être accepté par le directeur médical de la banque de sperme.

Quelle est la place du donneur de sperme dans la législation canadienne ?

Tous les dons de sperme sont réglementés par Santé Canada. Pour un traitement de fertilité, le donneur de sperme peut être interne, dans le cas de l’existence d’une banque dans la clinique de fertilité, ou externe, dans le cas contraire, auprès des distributeurs canadiens suivants : CAN-AM, ZYTEX CANADA, REPROMED. Au Canada, le sperme destiné à la reproduction assistée est réglementé par la Loi sur les aliments et drogues ainsi que le règlement sur le sperme qui vise à prévenir la transmission de maladies infectieuses aux personnes qui le reçoivent.

Pour devenir donneur de sperme ou pour avoir recours à un don, consultez l’un de nos spécialistes de la fertilité via notre formulaire de contact.

Préservation de la fertilité : questions les plus fréquentes

Chez Procrea Fertilité, la préservation de votre fertilité fait partie de nos priorités. La congélation des ovules est une excellente option pour les femmes qui doivent ou qui veulent retarder leur maternité. Dans un souci de transparence, nous souhaitons vous apporter toutes les réponses nécessaires qui vous permettront de prendre des décisions claires quant à la préservation de votre fertilité. Voici les questions les plus fréquentes que nous avons pu recueillir à ce sujet. 

Le processus de congélation des ovules

Faut-il la référence d’un prestataire de la santé pour avoir accès aux services de la clinique de fertilité?

Un référent est nécessaire pour pouvoir avoir accès aux services et aux soins liés à un traitement ou une préservation de la fertilité. Cependant, certaines cliniques comme Procrea Fertilité accordent un accès direct aux spécialistes de la fertilité et sans consultation préalable d’un médecin de famille ou d’un obstétricien-gynécologue (OB/GYN), dans le cas d’une femme attente d’un cancer

Toutefois, il est aussi conseillé de parler avec votre médecin de famille de vos préoccupations concernant l’infertilité avant de prendre rendez-vous auprès d’un spécialiste.

Est-ce possible de faire un test de fertilité sans engager une congélation des ovules?

Absolument ! Un gynécologue spécialisé en médecine de la reproduction est formé pour diagnostiquer et traiter les problèmes de fertilité. Un spécialiste en fertilité saura vous orienter vers différents tests et traitements pour traiter les diverses conditions susceptibles de nuire à votre fertilité. Visitez notre page Quand consulter un spécialiste en fertilité et Évalution de la fertilité pour en savoir davantage!

Quel est le processus de congélation des ovules?

Voici les différentes étapes de notre programme de congélation des ovules:

Combien de fois faut-il faire le processus?

Cela dépend de plusieurs facteurs, dont le nombre d’ovules à congeler et l’âge au moment de la ponction. Le taux de réussite pour celles qui décident de congeler leurs ovules avant 35 ans peut atteindre jusqu’à 95% dans les cas de 24 ovules ou plus, tandis que ce même taux est de maximum 50% si la congélation est effectuée après 35 ans. Il faut aussi prendre en compte que congeler ses ovules ne garantit pas un enfant. 

Le processus est-il douloureux et/ou provoque-t-il des effets secondaires ?

La procédure de prélèvement d’ovules n’est pas douloureuse en soi. Après l’acte, la femme peut ressentir une légère douleur, se sentir un peu fatiguée et la récupération peut prendre entre 24 et 48 heures pour vous sentir à nouveau normal. D’un point de vue effet secondaire, des ballonnements peuvent être ressentis en raison des ovaires qui deviennent plus gros. 

Les coûts engendrés par la congélation des ovules

Quels sont les coûts liés à la congélation d’ovules?

En moyenne, une récupération d’ovule coûterait environ 5 000$. Les frais seront payés plus tard dans le processus, lorsqu’il sera décidé qu’il est temps de fertiliser et de transférer les œufs. À cela s’ajoutent les frais d’entreposage (environ 300$/an), de ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde), et de TEC (transfert d’embryons congelés). Pour les patientes qui subissent un traitement contre le cancer, Procrea Fertilité offre ce service sans frais. La RAMQ quant-à elle couvre la procédure pour les cas de cancer et le stockage pendant les 5 premières années. 

Est-ce que la préservation de la fertilité est prise en charge par la RAMQ/assurance maladie?

La congélation ovocytaire n’est actuellement pas prise en charge par la RAMQ. Actuellement, les Québécois infertiles ont droit à un crédit d’impôt allant de 20% à 80% du prix des traitements, selon le salaire. Mais la couverture des traitements de fertilité peut varier d’une province à l’autre au Canada. 

Le gouvernement de l’Ontario couvre le coût d’un cycle de FIV. Les cliniques Procrea Fertilité en Ontario ont été officiellement approuvées par le ministère de la Santé de l’Ontario pour fournir des traitements de fertilité financés par l’assurance-santé.  

Le gouvernement québécois a déposé, le 11 novembre 2020, le très attendu projet de loi sur le rétablissement de la gratuité de certains traitements de procréation assistée. Les couples admissibles auront accès gratuitement à un cycle de fécondation in vitro dépendamment des critères énoncés lors de l’adoption officielle de ce projet de loi*. 

* Veuillez noter que ce projet de loi n’a pas encore été adopté.

La qualité des ovules

Comment est évaluée la qualité des ovules?

Il n’existe pas de test formel concernant la qualité des ovules. Par contre, la qualité a un lien direct avec l’âge. Ce facteur affecte le taux d’ovules qui contient des anomalies génétiques et qui peut augmenter naturellement avec l’âge. La congélation des ovules permet de préserver leur qualité, nous préconisons donc d’y avoir recours avant 35 ans afin d’augmenter ses chances de grossesse par la suite.

Pourquoi la qualité des ovules diminue-t-elle avec l’âge? 

Généralement, la qualité des œufs est liée à leur âge et nous commençons à voir une baisse qualitative vers 37-38 ans. La décroissance se poursuit jusqu’à l’âge de 45 ans, lorsque le taux de fertilité naturelle par mois est d’approximativement 1%. Le taux de succès en FIV est d’ailleurs plus important (35% à 40%) chez les femmes de moins de 35 ans, et diminue approximativement à un taux de 5% chez les femmes de 42 ans et plus. Cela est dû à la réserve ovarienne naturelle, qui diminue avec l’âge. 

Est-ce qu’un bébé naissant grâce à un ovule congelé sera autant en santé qu’un autre?

En 2012, l’ASRM (American Society for Reproductive Medicine) a déclaré qu’aucune augmentation des anomalies chromosomiques, des malformations congénitales et des déficits de développement n’a été signalée chez les descendants nés d’ovocytes cryoconservés par rapport aux grossesses de FIV / ICSI conventionnelles et de la population générale. Les preuves indiquent que la vitrification et le réchauffement des ovocytes ne devraient plus être considérés comme expérimentaux.

D’ailleurs, plus récemment en 2020, l’ESHRE (European Society of Human Reproduction and Embryology) a reconnu de façon internationale la congélation des ovules comme étant une option acceptable à offrir aux femmes.

Combien de temps les ovules peuvent-ils être congelés?

La période de stockage standard pour les ovules est de 10 ans environ. La période peut se prolonger pour des circonstances impliquant des femmes à risque de stérilité prématurée en raison de traitements médicaux tels que la chimiothérapie. 

Finalement, comment prendre rendez-vous avec un spécialiste de la fertilité?

Vous pouvez prendre rendez-vous dans l’une de nos cliniques par appel téléphonique ou via notre formulaire de contact. Renseignez-vous sur votre première visite avec nous!

Nous espérons avoir répondu au mieux à vos questions, si des doutes persistent, n’hésitez pas à nous contacter, nous répondrons dans les plus bref délais!

Pour plus d’informations sur d’autres sujets, veuillez visiter notre blogue qui traite de la fertilité et des traitements qui y sont liés pour les femmes, les hommes, ainsi que les couples de la communauté LGBT2Q+.

Échographie prénatale et échographie de fertilité, tout ce qu’il faut savoir

Au moment du diagnostic de fertilité, de nombreux examens sont prescrits afin d’investiguer sur les causes de votre potentielle infertilité. L’échographie de fertilité va permettre d’écarter certaines pistes ou de confirmer certaines anomalies.
Ceci est tout aussi valable pour la femme enceinte lors de grossesses à risques grâce à la réalisation d’une échographie prénatale.

Les échographies de fertilité

L’échographie se fait par voie vaginale et par l’introduction d’une petite sonde. Ceci va permettre de visualiser de façon très précise les ovaires et l’utérus. Ce test, habituellement indolore, se fait avec la vessie vide et en début de cycle menstruel. 

Ce type d’échographie va permettre au spécialiste de la fertilité de visualiser de potentielles anomalies, même les plus petites. La présence de tumeurs bénignes (fibromes) ou une croissance de l’endomètre (polypes) sont recherchées; une vérification de la taille et de l’apparence des ovaires est également effectuée.

L’échographie pelvienne

Grâce à l’utilisation des ultrasons, cette méthode d’imagerie médicale détecte certaines anomalies du corps humain qui pourraient être à l’origine de l’infertilité. 

Chez la femme, l’examen permet d’observer avec précision l’utérus, les ovaires, les reins et la vessie. Plusieurs anomalies peuvent être analysées:

Chez l’homme, on examine les reins, la vessie et la prostate afin de repérer des anomalies:

Pour les patientes, l’examen a lieu en début du cycle. L’échographie est endovaginale, avec une introduction de la sonde à l’intérieur du vagin. Le processus est entièrement indolore. Pour les patients, seul un gel conducteur est étalé sur la peau du ventre, facilitant le passage des ultrasons depuis l’extérieur du corps.

L’échographie ne produit aucun effet néfaste sur la santé. Réaliser cet examen à plusieurs reprises est donc sans risque et sécuritaire. Les résultats obtenus seront en mesure de guider le diagnostic de fertilité par la suite. 

Afin de procéder à une échographie de fertilité, veuillez contacter nos spécialistes de la fertilité le premier jour de vos règles. Nous pourrons vous donner un rendez-vous au cours des 4 premiers jours de vos menstruations auprès de la clinique la plus proche.

L’échographie d’ovulation

L’échographie d’ovulation est un examen réalisé dans le but de planifier une insémination ou des rapports sexuels pour maximiser les chances de grossesse. Il s’agit d’une échographie endovaginale ayant pour objectif d’évaluer l’imminence d’une ovulation. Cet examen est planifié selon la longueur du cycle menstruel de la patiente et est déterminé par le médecin. Suite à l’échographie, une injection d’Ovidrel pourrait être prescrite pour déclencher l’ovulation et prévoir une insémination.

Les échographie de diagnostic prénatal

Différente de l’échographie de fertilité, l’échographie de diagnostic prénatal se déroule une fois que la patiente est enceinte. Elle repère des malformations ou des maladies d’origine génétique. Privé de radiation, cet examen ne comporte pas de risque sur la santé de la mère ou du fœtus.

Échographie de datation

Étant la toute première échographie au cours de la grossesse, l’échographie de datation vérifie la présence des différents membres et organes du fœtus, le cœur entre autres, pour assurer sa vitalité. Comme son nom l’indique, cette échographie a également pour but de dater la grossesse de manière plus précise que le calcul basé sur le cycle de la patiente. Une fausse-couche, une grossesse extra-utérine ainsi qu’une clarté nucale supérieure à la normale (généralement observée chez les bébés atteints de la trisomie 21) sont des problèmes que l’on détecte via cet examen.

Échographie de clarté nucale fœtale

L’échographie de clarté nucale fœtale est généralement conseillée par le médecin au cours du premier trimestre de grossesse. Cette dernière permet d’indiquer la taille, l’âge et l’état de santé du fœtus, et repère certaines anomalies congénitales. Elle évalue également le risque de trisomie 21 ainsi que des malformations. Chez Procrea Fertilité, l’échographie de clarté nucale se pratique aux cliniques de Montréal et Gatineau uniquement. 

Échographie fœtale détaillée

Au cours de cet examen, chaque partie du fœtus, du placenta et de l’utérus est évaluée. Durant le 2e et le 3e trimestre de grossesse, il est important d’évaluer la croissance du fœtus, suivre son développement et déterminer son orientation. Il est d’ailleurs possible de connaître le sexe du bébé à cette période.  

Ces échographies sont disponibles à Procrea Montréal et Gatineau. Nous vous invitons à contacter nos spécialistes afin d’obtenir des conseils professionnels sur les diagnostics prénatals dont vous avez besoin.

L’échographie 3D/4D

L’échographie 3D/4D est maintenant offerte par la clinique Procrea Fertilité de Gatineau. Elle permet d’observer avec beaucoup plus de clarté les traits uniques du bébé en temps réel. L’échographie 3D caractérise les reliefs du visage et l’échographie 4D permet de mettre le tout en mouvement ! Cette technique ne présente aucun danger ni pour la mère ni pour le fœtus.
Le meilleur moment pour capter les images se situe entre la 26e et la 30e semaine de grossesse. 

Renseignez-vous auprès de notre équipe !

Symptômes du SOPK : causes, signes et quand consulter un médecin

Le syndrome des ovaires polykystiques, également connu sous l’abréviation SOPK (PCOS en anglais), est un trouble hormonal lié au niveau d’hormones mâles de la femme. La quantité d’androgènes est en effet fortement produite et cela provoque un déséquilibre quant à leur niveau. Quels sont les causes et les symptômes du SOPK? Quand devriez-vous prendre rendez-vous avec un médecin? Nos spécialistes répondent à ces questions.

Causes du SPOK

Une étude montre que jusqu’à 70% des femmes atteintes du SOPK n’ont pas été diagnostiquées, car elles n’étaient pas au courant de leur état. Cela a un lien direct avec le fait que de nombreuses sources confirment la méconnaissance des causes du SOPK. Puisque le SOPK provient d’un excès d’androgènes, cela peut être lié à certains facteurs tels que le niveau de cette hormone, les gènes, la résistance à l’insuline et une inflammation élevée (inflammation chronique de bas grade), qui peuvent être liés à la production excessive de cette hormone masculine.

Signes & symptômes du SPOK

Le SOPK est courant chez les femmes en âge de procréer, mais les signes et les symptômes se développent souvent autour de la première période menstruelle pendant la puberté. Le syndrome peut également être développé plus tard, en réaction à une prise de poids substantielle, ou découvert après avoir eu des difficultés  à tomber enceinte.

Principaux signes et symptômes du SPOK:

Les symptômes peuvent varier et certaines femmes peuvent remarquer:

Quand consulter un gynécologue ?

Les femmes doivent consulter un spécialiste quand:

En cas de SOPK avéré, des visites médicales et des tests réguliers pour assurer un suivi de certaines complications comme le diabète ou l’hypertension artérielle, sont nécessaires 

Chez Procrea Fertilité nos spécialistes sont là pour vous aider. En cas d’inquiétude concernant le SOPK et ses symptômes, contactez-nous pour prendre rendez-vous avec l’un de nos médecins. 

Cancer et traitement : comment préserver sa fertilité ?

Les traitements pour lutter contre un cancer peuvent endommager l’appareil reproducteur et engendrer des troubles de la fertilité. Une femme peut alors avoir des difficultés à tomber enceinte ou à mener une grossesse à terme et un homme peut lui éprouver des difficultés à rendre une femme enceinte. Les spécialistes de la fertilité des cliniques de Procrea Fertilité vous en apprennent davantage sur le sujet et vous donnent un regard éclairé sur les solutions qui s’offrent à vous. 

Conséquences de la chimiothérapie et de la radiothérapie sur la fertilité.

Conséquences chez les femmes : 

Dans le cas d’une chimiothérapie, ses différents paramètres (type, durée, associations médicamenteuses) peuvent affecter le cycle menstruel de la femme, provoquant un déficit ovarien et nuire à la fertilité. Cette absence d’ovulation peut induire à une ménopause précoce, même si les effets secondaires peuvent varier d’une femme à l’autre. 

En effet, leur délai d’apparition sur la fonction ovarienne est variable tout au long du traitement de chimiothérapie. Ainsi, les répercussions sur la fertilité seront d’autant plus importantes que les doses cumulées de médicaments seront élevées.

Concernant la radiothérapie, celle-ci tient une place particulière dans les tumeurs gynécologiques. Ses effets sur la fertilité dépendent de l’âge au moment du traitement, du site d’irradiation, de la dose totale délivrée et de la dose par fraction. 

À la fin des traitements, le retour à une situation normale peut varier d’une femme à l’autre. Cependant, en vieillissant la quantité d’ovules diminue. C’est pourquoi les femmes autour de 35-40 ans sont moins susceptibles de retrouver leur fonction ovarienne.

Conséquences chez les hommes : 

Lors d’une chimiothérapie, les cellules germinales masculines sont très sensibles à certaines classes d’agents chimiothérapeutiques, il y a donc un risque d’altération de la spermatogenèse selon les divers traitements.

Pour le cas d’une radiothérapie, un arrêt transitoire de la spermatogenèse peut être observé, et les rayons ionisants atteignant les testicules peuvent être responsables d’une azoospermie définitive.

Comment préserver sa fertilité dans le cadre d’un traitement ?

  1. Les options disponibles pour les femmes :

Par vitrification ovocytaire : la conservation d’ovocytes matures

Il s’agit ici d’une conservation de gamètes féminins (ovocytes), éliminant le problème lié à la conservation d’embryons. La congélation d’ovules, en attendant le désir d’une grossesse, requiert approximativement deux semaines de stimulation ovarienne avec des médicaments par injection, et une procédure de dix minutes pour extraire les ovules des ovaires par voie vaginale avec une anesthésie locale et sédation. Les ovules sont congelés à long terme. Cette option préserve également l’autonomie de la patiente qui souhaite conserver ses propres gamètes. 

Par fécondation in vitro (FIV) et cryoconservation embryonnaire

La patiente à la possibilité de réaliser une fécondation in vitro (FIV) et de congeler les embryons obtenus. Ceux-ci pourront être transférés après la fin des traitements si celle-ci souhaite entamer une grossesse.

La congélation d’embryons jusqu’au moment où la patiente souhaite concevoir requiert les mêmes étapes que la vitrification ovocytaire, mais une fois les embryons retirés, ils sont fécondés par le sperme du partenaire ou du donneur pour créer des embryons qui seront congelés à long terme. 

Par conservation de tissu ovarien

Cette technique est indiquée chez les patientes ayant une bonne réserve ovarienne, devant recevoir un traitement hautement gonadotoxique. L’extraction d’une partie ou de tout un ovaire pour utilisation future est une procédure toujours considérée comme expérimentale et requiert une laparoscopie (chirurgie minimale invasive) sous anesthésie générale. Une fois la grossesse désirée le tissu ovarien est transplanté sur ou près de l’ovaire et la grossesse peut être tentée naturellement ou via les techniques de procréation médicalement assistée. 

  1. Les options disponibles pour les hommes 

Pour l’homme, il est donc possible de conserver son sperme en banque dans le cas où il ne pourrait pas produire l’échantillon de sperme le jour du traitement. En effet, pour certains conjoints, le fait de savoir qu’ils ont du sperme en réserve diminue de beaucoup le stress que peut engendrer la peur de ne pouvoir produire l’échantillon au moment du traitement. Pour mettre toutes les chances de son côté et constituer une banque convenable, l’homme devra prévoir produire 3 échantillons de sperme (en moyenne), l’abstinence sexuelle de 2 à 5 jours étant recommandée.

Chez Procrea Fertilité, le centre de cryoconcentration offre aux hommes la possibilité de mettre leur sperme en banque pour des périodes de court à long terme. 

Aujourd’hui, malgré le diagnostic d’un cancer, il est possible de mettre toutes les chances de son côté pour réaliser son rêve de fonder une famille. Par ses diverses techniques médicales, l’option d’une grossesse n’est plus écartée et devient possible pour nos patients. Pour plus d’informations et pour être guidé dans vos démarches, demandez à votre médecin une consultation avec un spécialiste en fertilité. Vous pouvez également consulter notre page Préservation de la fertilité pour des raisons médicales.

Les différentes étapes de la Fécondation in Vitro

Qu’est-ce que la Fécondation in vitro ? Littéralement, cette technique consiste à recueillir un maximum d’ovocytes à maturité et à les mettre en présence d’un grand nombre de spermatozoïdes mobiles. Ainsi, la fécondation pourra se produire en laboratoire avec une plus grande probabilité de réussite que dans l’organisme féminin.

Les quatre étapes de la fécondation in vitro : 

1- La stimulation des ovaires 

Le plus souvent, le traitement est entamé au terme d’un cycle menstruel spontané afin d’obtenir non pas un, mais plusieurs ovocyte par cycle. La stimulation de l’ovulation favorise la sélection et le développement jusqu’à maturation de plusieurs follicules dans les ovaires de la femme. Le plus souvent, la stimulation ovarienne associe l’administration simultanée ou séquentielle d’hormones afin d’obtenir plusieurs ovocytes matures au même moment.

La réaction des ovaires peut varier d’une femme à l’autre, c’est pourquoi elle requiert une surveillance très attentive afin d’adapter le traitement et de déterminer le moment précis où la maturation folliculaire sera optimale pour déclencher l’ovulation.

2- La ponction des ovocytes

Le prélèvement des ovocytes est réalisé lorsque les paramètres de la stimulation ovarienne sont optimaux. Celle-ci a lieu 36 heures après l’injection de gonadotrophine, par ponction ovarienne. En effet, le médecin dirige une aiguille au fond du vagin et traverse la paroi pour atteindre les ovaires à l’aide d’une sonde d’échographie. Le contenu des follicules est ensuite aspiré, tout cela sous sédation intraveineuse et anesthésie locale. Les fluides collectés sont examinés puis placés dans un milieu de culture reproduisant  les conditions proches de celles rencontrées dans la trompe. 

Lorsque la procédure est terminée, on vous informe du nombre total d’ovules prélevés. Dans la même journée, ces ovules seront mis en contact avec les spermatozoïdes in vitro afin d’être fécondés et de former ensuite des embryons.

3- L’insémination 

L’insémination s’effectue le même jour que la ponction des ovocytes. Les ovules sont mis en contact avec les spermatozoïdes in vitro afin d’être fécondés et de former ensuite des embryons. Parfois, les spermatozoïdes sont injectés directement dans les ovocytes afin de faciliter la fécondation. Les solutions sont mises dans un incubateur à 37°C. Le lendemain, il est possible d’observer le nombre d’ovocytes fécondés, mais ce n’est seulement 48 heures après la ponction folliculaire que le nombre d’embryons obtenus peut être connu.

4- Le transfert d’embryons

Le transfert d’embryons consiste à déposer un ou plusieurs embryons à l’intérieur de la cavité utérine, habituellement 5 jours après le recueil des ovocytes. Cette procédure nécessite que la vessie de la patiente soit remplie afin d’obtenir une meilleure visualisation à l’aide de la sonde à ultrasons abdominale.

Et après ?

L’attente du test de grossesse est souvent la période qui suscite le plus d’anxiété chez les patientes qui suivent un traitement de FIV. Une analyse sanguine est effectuée 7-10 jours après le transfert : elle détecte de façon précise l’hormone de grossesse (hCG) dans votre sang, et détermine si la fécondation in vitro a été concluante ou non. 

Pour tout savoir sur les différents traitements de l’infertilité chez la femme, proposés par Procrea, visitez notre page dédiée ici. Nos spécialistes de la fertilité sont là pour répondre à toutes vos questions dans le respect et l’écoute.