Informations : donneur de sperme

Dans un parcours de fertilité, les dons de sperme sont d’une grande importance et permettent à de nombreux couples infertiles ou homosexuels de réaliser leur rêve de fonder une famille. Dans le cas d’une infertilité masculine avérée, c’est souvent une anomalie ou un défaut qualitatif du sperme qui est mis en cause, avoir recours au don de sperme devient alors nécessaire.

Les cliniques de fertilité Procrea font appel à des banques de sperme comptabilisant de nombreux donneurs anonymes et volontaires pour permettre les fécondations in vitro (FIV) et Insémination intra-utérine (IUI). Dans cet article, nous vous en apprenons davantage sur le processus de don et les critères d’admissibilité. 

Qui peut devenir donneur de sperme ? 

Au Canada, il y a plusieurs critères de sélections à respecter pour pouvoir faire don de son sperme.

Pour devenir un donneur de sperme, vous devez d’abord répondre aux critères suivants :

Une fois ces critères d’éligibilité remplis, plusieurs tests et examens vont vous être demandés.

Quels sont les différents tests et examens d’admissibilité ?

Pour commencer, un premier don de sperme sera effectué afin d’évaluer la qualité du sperme et particulièrement des spermatozoïdes. Plus précisément, c’est le nombre, la motilité, la morphologie et la réaction à la congélation qui sont analysés.

Ensuite, un dépistage sera réalisé afin de vérifier que les résultats des ITSS suivantes soient bien négatifs. Ce dépistage sera à effectuer une première fois au début du prélèvement des échantillons de sperme, puis une seconde fois après leur mise en quarantaine de 6 mois.

CMV (IgG-IgM)Anti-HBc Totaux
HIV 1-2Anti-HCV (hépatite C)
HLTVI-VIISyphilis
AgHbs (antigène de surface de l’hépatite B)Gonorrhée et Chlamydia

En parallèle du dépistage, le donneur sera amené à répondre à trois questionnaires

  1. Un questionnaire médical ;
  2. Un questionnaire sur les maladies génétiques ;
  3. Un formulaire sur les critères d’exclusion.

Pour finir, un dernier test génétique sera demandé afin de vérifier la négativité à ces trois maladies :

Après avoir effectué la totalité des examens, le dossier médical du donneur est examiné et doit être accepté par le directeur médical de la banque de sperme.

Quelle est la place du donneur de sperme dans la législation canadienne ?

Tous les dons de sperme sont réglementés par Santé Canada. Pour un traitement de fertilité, chez Procrea Fertilité le donneur de sperme utilisé provient auprès des distributeurs canadiens suivants : CAN-AM, ZYTEX CANADA, REPROMED. Au Canada, le sperme destiné à la reproduction assistée est réglementé par la Loi sur les aliments et drogues ainsi que le règlement sur le sperme qui vise à prévenir la transmission de maladies infectieuses aux personnes qui le reçoivent.

Cancer et traitement : comment préserver sa fertilité ?

Les traitements pour lutter contre un cancer peuvent endommager l’appareil reproducteur et engendrer des troubles de la fertilité. Une femme peut alors avoir des difficultés à tomber enceinte ou à mener une grossesse à terme et un homme peut lui éprouver des difficultés à rendre une femme enceinte. Les spécialistes de la fertilité des cliniques de Procrea Fertilité vous en apprennent davantage sur le sujet et vous donnent un regard éclairé sur les solutions qui s’offrent à vous. 

Conséquences de la chimiothérapie et de la radiothérapie sur la fertilité.

Conséquences chez les femmes : 

Dans le cas d’une chimiothérapie, ses différents paramètres (type, durée, associations médicamenteuses) peuvent affecter le cycle menstruel de la femme, provoquant un déficit ovarien et nuire à la fertilité. Cette absence d’ovulation peut induire à une ménopause précoce, même si les effets secondaires peuvent varier d’une femme à l’autre. 

En effet, leur délai d’apparition sur la fonction ovarienne est variable tout au long du traitement de chimiothérapie. Ainsi, les répercussions sur la fertilité seront d’autant plus importantes que les doses cumulées de médicaments seront élevées.

Concernant la radiothérapie, celle-ci tient une place particulière dans les tumeurs gynécologiques. Ses effets sur la fertilité dépendent de l’âge au moment du traitement, du site d’irradiation, de la dose totale délivrée et de la dose par fraction. 

À la fin des traitements, le retour à une situation normale peut varier d’une femme à l’autre. Cependant, en vieillissant la quantité d’ovules diminue. C’est pourquoi les femmes autour de 35-40 ans sont moins susceptibles de retrouver leur fonction ovarienne.

Conséquences chez les hommes : 

Lors d’une chimiothérapie, les cellules germinales masculines sont très sensibles à certaines classes d’agents chimiothérapeutiques, il y a donc un risque d’altération de la spermatogenèse selon les divers traitements.

Pour le cas d’une radiothérapie, un arrêt transitoire de la spermatogenèse peut être observé, et les rayons ionisants atteignant les testicules peuvent être responsables d’une azoospermie définitive.

Comment préserver sa fertilité dans le cadre d’un traitement ?

  1. Les options disponibles pour les femmes :

Par vitrification ovocytaire : la conservation d’ovocytes matures

Il s’agit ici d’une conservation de gamètes féminins (ovocytes), éliminant le problème lié à la conservation d’embryons. La congélation d’ovules, en attendant le désir d’une grossesse, requiert approximativement deux semaines de stimulation ovarienne avec des médicaments par injection, et une procédure de dix minutes pour extraire les ovules des ovaires par voie vaginale avec une anesthésie locale et sédation. Les ovules sont congelés à long terme. Cette option préserve également l’autonomie de la patiente qui souhaite conserver ses propres gamètes. 

Par fécondation in vitro (FIV) et cryoconservation embryonnaire

La patiente à la possibilité de réaliser une fécondation in vitro (FIV) et de congeler les embryons obtenus. Ceux-ci pourront être transférés après la fin des traitements si celle-ci souhaite entamer une grossesse.

La congélation d’embryons jusqu’au moment où la patiente souhaite concevoir requiert les mêmes étapes que la vitrification ovocytaire, mais une fois les embryons retirés, ils sont fécondés par le sperme du partenaire ou du donneur pour créer des embryons qui seront congelés à long terme. 

Par conservation de tissu ovarien

Cette technique est indiquée chez les patientes ayant une bonne réserve ovarienne, devant recevoir un traitement hautement gonadotoxique. L’extraction d’une partie ou de tout un ovaire pour utilisation future est une procédure toujours considérée comme expérimentale et requiert une laparoscopie (chirurgie minimale invasive) sous anesthésie générale. Une fois la grossesse désirée le tissu ovarien est transplanté sur ou près de l’ovaire et la grossesse peut être tentée naturellement ou via les techniques de procréation médicalement assistée. 

  1. Les options disponibles pour les hommes 

Pour l’homme, il est donc possible de conserver son sperme en banque dans le cas où il ne pourrait pas produire l’échantillon de sperme le jour du traitement. En effet, pour certains conjoints, le fait de savoir qu’ils ont du sperme en réserve diminue de beaucoup le stress que peut engendrer la peur de ne pouvoir produire l’échantillon au moment du traitement. Pour mettre toutes les chances de son côté et constituer une banque convenable, l’homme devra prévoir produire 3 échantillons de sperme (en moyenne), l’abstinence sexuelle de 2 à 5 jours étant recommandée.

Chez Procrea Fertilité, le centre de cryoconcentration offre aux hommes la possibilité de mettre leur sperme en banque pour des périodes de court à long terme. 

Aujourd’hui, malgré le diagnostic d’un cancer, il est possible de mettre toutes les chances de son côté pour réaliser son rêve de fonder une famille. Par ses diverses techniques médicales, l’option d’une grossesse n’est plus écartée et devient possible pour nos patients. Pour plus d’informations et pour être guidé dans vos démarches, demandez à votre médecin une consultation avec un spécialiste en fertilité. Vous pouvez également consulter notre page Préservation de la fertilité pour des raisons médicales.

Comment améliorer la quantité, la qualité et la mobilité des spermatozoïdes?

La fertilité masculine est déterminante de la bonne santé des spermatozoïdes. Sachez messieurs, que vous devez adopter des gestes simples au quotidien afin d’améliorer la qualité de votre sperme et donc d’augmenter vos chances de conception. En effet, la qualité du sperme (et donc la fertilité) passe également par une alimentation et une hygiène de vie saine, comme pour la femme. 

Qualité et quantité : la production de spermatozoïdes sains.

Maintenir une bonne température corporelle

La qualité et la production des spermatozoïdes sont très sensibles à la température et aux toxines environnementales. De nombreux polluants sont considérés comme des perturbateurs endocriniens qui altèrent la fertilité masculine. Pour favoriser la bonne santé de vos spermatozoïdes, sachez qu’il est conseillé de les maintenir à une température inférieure à 2° par rapport au reste du corps. Ainsi, il faut éviter un maximum les saunas, hammams et jacuzzi. Les pantalons trop moulants, le téléphone dans la poche du pantalon et l’ordinateur posé sur les cuisses pourraient aussi être problématiques.

La production des spermatozoïdes, aussi appelée spermatogenèse, se déroule sur 72 jours soit 2 mois et demi. Tout évènement altérant la spermatogénèse aura donc un impact pendant les 72 jours qui suivent, le temps qu’une nouvelle production de spermatozoïdes se fasse. Par exemple, un élément perturbateur comme une fièvre à 39 degrés pourra ralentir la production de spermatozoïdes et il faudra alors attendre plus de 2 mois pour une récupération complète de la spermatogenèse.

Adopter une alimentation équilibrée

L’alimentation joue un grand rôle dans la fertilité masculine. Pour produire un sperme sain et ainsi  booster sa fécondité, il est important de faire attention au contenu de son assiette dès que le désir d’avoir un enfant s’exprime.

Pour augmenter la production de sperme, il faut privilégier les aliments riches en antioxydants tels que les légumes verts, les fruits, les huiles végétales, les fruits à coque, le thé vert, le chocolat noir et les épices (curry, curcuma, gingembre). Ces aliments vous protègent des agressions extérieures telles que la pollution, le stress, les rayons UV ou le tabac. 

Il est également conseillé de consommer des aliments riches en magnésium, vitamine B9, sélénium et zinc, ainsi que ceux riches en oméga 3 tels que les noix et l’huile de noix, les poissons gras (saumon, hareng, anchois), le colza et le soja.

Les aliments trop gras sont à proscrire.

Comment améliorer la mobilité des spermatozoïdes ?

Adapter son hygiène de vie 

Tout comme les femmes, les hommes doivent réduire leur consommation d’alcool pour mettre de leur côté, toutes les chances de concevoir un enfant. En effet, les excès d’alcool engendrent un sperme de moins bonne qualité et notamment des troubles de l’érection.

Sans surprise, le tabac est nocif pour la fertilité, car il diminue la production des spermatozoïdes. Il est donc conseillé de réduire la consommation de tabac voir d’arrêter totalement et d’éviter le tabagisme passif. Il en est de même pour les drogues diverses et variées qui peuvent réduire la concentration de sperme.

Autre facteur connu, le poids, qui peut lui aussi interférer avec la fertilité aussi bien chez la femme que chez l’homme. L’obésité, le surpoids et la maigreur ont un effet négatif sur la qualité du sperme. Il est important d’avoir une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité sportive régulière, sans pour autant tomber dans l’excès. Maintenir un poids stable est la clé pour produire un sperme de bonne qualité.

Gérer son stress

Qui dit stress dit difficulté à concevoir. En effet, le stress interfère avec les hormones, affecte la production du sperme et réduit les chances de conception. Pratiquer une activité sportive, s’initier au yoga, à la méditation et à d’autres exercices de relaxation peuvent vous aider à mieux gérer votre stress. Certaines activités, notamment le dessin ou le jardinage, s’avèrent également excellentes pour se détendre.

Dernier conseil pour améliorer la qualité de votre sperme et pour adopter un mode de vie sain, dormir un minimum de huit heures par nuit aide à améliorer la qualité du liquide séminal. 

Afin d’évaluer la qualité de votre sperme, la quantité et la mobilité des spermatozoïdes, seul un test de fertilité masculine pourra vous permettre d’en savoir davantage et de prendre les mesures nécessaires avec l’aide d’un spécialiste de la fertilité. Apprenez-en plus sur le diagnostic de fertilité masculine juste ici.

L’infertilité masculine : un tabou qui retarde la prise en charge des couples

L’infertilité, est-elle seulement une affaire de femme ? Alors qu’aujourd’hui 15,7% des couples hétérosexuels dans le monde sont atteints d’infertilité, un sujet tabou freine et retarde le parcours de PMA : celui de l’infertilité masculine. Pourtant les origines de l’infertilité sont partagées entre les deux sexes, puisque dans tiers des cas l’infertilité provient de la femme, dans tiers des cas elle provient de l’homme et un tiers des cas restants est non identifié. 

À quoi est dû ce tabou ? 

Pour certains hommes, parler de la mauvaise qualité de leur sperme sonne comme un échec. En effet, beaucoup associent fertilité avec virilité : quand on parle de spermogramme anormal, les hommes ont l’impression que ça les dévirilise, qu’on évoque des troubles de l’érection, alors qu’il n’en est pas question. D’autres se sentent coupables parce qu’ils “imposent” à leur femme des traitements, notamment pendant le parcours de la FIV, où la femme va subir les piqures d’hormones, les prises de sang, les rendez-vous médicaux, les ponctions et autre, alors qu’elle ne présente aucun dysfonctionnement.

Malheureusement, par peur et par manque d’informations, certains hommes découvrent trop tard qu’ils auront des difficultés à procréer et retardent les traitements d’infertilité dans le couple. 

Comprendre les causes de l’infertilité masculine

Tout d’abord, il faut faire la distinction entre infertilité et stérilité. Si la stérilité est l’incapacité irréversible de concevoir naturellement, de porter un enfant ou d’accoucher, l’infertilité se définit par la difficulté à concevoir un enfant et peut être passagère. Certains symptômes ne trompent pas : un délai de conception anormalement long, des troubles de l’érection ou des troubles de l’éjaculation. Cependant, ces symptômes sont loin d’être systématiques, et lorsqu’il est difficile pour un couple de concevoir un enfant il n’est pas évident de déterminer lequel des deux est concerné. 

Diverses causes affectant la production et/ou la circulation des spermatozoïdes sont à l’origine de l’infertilité masculine : le cas d’une Azoospermie qui signifie l’absence complète de spermatozoïdes dans l’éjaculat; une Oligospermie signifiant que le nombre de spermatozoïdes est inférieur à 30 millions/ml; une Asthénospermie où la mobilité des spermatozoïdes est insuffisante; ou enfin le cas d’une Tératospermie qui signifie que le nombre de spermatozoïdes anormaux est trop important.

Quel traitement pour l’infertilité masculine ?

Tout d’abord, il convient d’établir le bon diagnostic, de consulter un expert en fertilité qui pourra définir la cause de l’infertilité et proposer des solutions adaptées. Un spermogramme est alors prescrit afin d’évaluer la concentration des spermatozoïdes, leur mobilité et la présence dans le sperme de spermatozoïdes anormaux, pouvant traduire une infection. Selon les résultats, la prise de certains médicaments ou d’un traitement hormonal peut être suffisante pour corriger un dysfonctionnement de la fertilité. Dans d’autres cas, une opération sera à privilégier.  Si l’infertilité ne peut être corrigée de ces façons, on peut envisager des techniques de procréation médicalement assistée comme la FIV ou l’insémination artificielle. 

Progressivement, le tabou sur l’infertilité masculine se lève et les recherches sur le sujet s’affinent. Pendant de nombreuses années, les traitements étaient préconisés seulement aux femmes. Aujourd’hui, le bilan masculin est presque automatiquement demandé lors du parcours de PMA. De plus, les hommes ont de moins en moins de mal à parler de leur infertilité.

Les différentes étapes de la Fécondation in Vitro

Qu’est-ce que la Fécondation in vitro ? Littéralement, cette technique consiste à recueillir un maximum d’ovocytes à maturité et à les mettre en présence d’un grand nombre de spermatozoïdes mobiles. Ainsi, la fécondation pourra se produire en laboratoire avec une plus grande probabilité de réussite que dans l’organisme féminin.

Les quatre étapes de la fécondation in vitro : 

1- La stimulation des ovaires 

Le plus souvent, le traitement est entamé au terme d’un cycle menstruel spontané afin d’obtenir non pas un, mais plusieurs ovocyte par cycle. La stimulation de l’ovulation favorise la sélection et le développement jusqu’à maturation de plusieurs follicules dans les ovaires de la femme. Le plus souvent, la stimulation ovarienne associe l’administration simultanée ou séquentielle d’hormones afin d’obtenir plusieurs ovocytes matures au même moment.

La réaction des ovaires peut varier d’une femme à l’autre, c’est pourquoi elle requiert une surveillance très attentive afin d’adapter le traitement et de déterminer le moment précis où la maturation folliculaire sera optimale pour déclencher l’ovulation.

2- La ponction des ovocytes

Le prélèvement des ovocytes est réalisé lorsque les paramètres de la stimulation ovarienne sont optimaux. Celle-ci a lieu 36 heures après l’injection de gonadotrophine, par ponction ovarienne. En effet, le médecin dirige une aiguille au fond du vagin et traverse la paroi pour atteindre les ovaires à l’aide d’une sonde d’échographie. Le contenu des follicules est ensuite aspiré, tout cela sous sédation intraveineuse et anesthésie locale. Les fluides collectés sont examinés puis placés dans un milieu de culture reproduisant  les conditions proches de celles rencontrées dans la trompe. 

Lorsque la procédure est terminée, on vous informe du nombre total d’ovules prélevés. Dans la même journée, ces ovules seront mis en contact avec les spermatozoïdes in vitro afin d’être fécondés et de former ensuite des embryons.

3- L’insémination 

L’insémination s’effectue le même jour que la ponction des ovocytes. Les ovules sont mis en contact avec les spermatozoïdes in vitro afin d’être fécondés et de former ensuite des embryons. Parfois, les spermatozoïdes sont injectés directement dans les ovocytes afin de faciliter la fécondation. Les solutions sont mises dans un incubateur à 37°C. Le lendemain, il est possible d’observer le nombre d’ovocytes fécondés, mais ce n’est seulement 48 heures après la ponction folliculaire que le nombre d’embryons obtenus peut être connu.

4- Le transfert d’embryons

Le transfert d’embryons consiste à déposer un ou plusieurs embryons à l’intérieur de la cavité utérine, habituellement 5 jours après le recueil des ovocytes. Cette procédure nécessite que la vessie de la patiente soit remplie afin d’obtenir une meilleure visualisation à l’aide de la sonde à ultrasons abdominale.

Et après ?

L’attente du test de grossesse est souvent la période qui suscite le plus d’anxiété chez les patientes qui suivent un traitement de FIV. Une analyse sanguine est effectuée 7-10 jours après le transfert : elle détecte de façon précise l’hormone de grossesse (hCG) dans votre sang, et détermine si la fécondation in vitro a été concluante ou non. 

Pour tout savoir sur les différents traitements de l’infertilité chez la femme, proposés par Procrea, visitez notre page dédiée ici. Nos spécialistes de la fertilité sont là pour répondre à toutes vos questions dans le respect et l’écoute. 

10 mythes sur l’infertilité

Entre 11 et 15% des couples canadiens souffrent d’infertilité. Celle-ci se définit par une incapacité à concevoir un enfant malgré des relations sexuelles non protégées et régulières pendant au moins un an. 

L’équipe de Procrea Fertilité a listé les dix mythes les plus répandus sur l’infertilité. Il était important de les démystifier et de lever le voile sur ces idées reçues, en s’appuyant sur des preuves scientifiques, pour vous aider à y voir plus clair et ainsi briser les tabous. 

1 – La femme est la principale responsable de l’infertilité dans un couple

Bien qu’historiquement les femmes ont longtemps été considérées comme infertiles lorsqu’elles ne parvenaient pas à tomber enceintes. Nous savons aujourd’hui qu’elles ne sont la cause de l’infertilité dans le couple à seulement 35% du temps. Également, 35% de l’infertilité est attribué aux hommes, 20% des cas sont attribués aux deux partenaires et 10% des cas demeurent inconnus, selon le Tri-City Medical Center en Californie. Pas de quoi accabler les femmes, donc. 

2 – Les traitements et les cliniques de fertilité sont contre nature

Ce raisonnement est aussi faux que d’affirmer qu’une personne malade ne devrait pas se voir offrir un traitement approprié parce que son système immunitaire devrait être en mesure de se défendre lui-même. Au contraire, les cliniques de fertilité évaluent s’il existe ou non des obstacles ou des problèmes qu’elles seraient capables de résoudre pour laisser la nature faire son travail.

3 – Élever ses jambes après un rapport sexuel est bénéfique à la fécondation

Bien qu’il puisse vous sembler judicieux de maintenir vos jambes en l’air pendant 20 minutes après un rapport sexuel, cela n’augmente pas vraiment les chances d’une femme de tomber enceinte. Étant donné que chaque éjaculation contient des millions de spermatozoïdes, la perte potentielle de quelques milliers de spermatozoïdes a un effet négligeable sur les chances que l’ovule soit fécondé. Au contraire, une étude menée aux Pays-Bas met en avant le fait que les femmes auraient plus de chances de tomber enceintes si elles se lèvent et marchent après un rapport sexuel. 

4 – Sans orgasme, pas d’enfant

La raison pour laquelle cette affirmation est fausse réside dans le simple fait que la seule façon de concevoir se fait par la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde. Ce qui peut se produire indépendamment du fait qu’une femme ait ou non un orgasme – ce sont deux processus complètement indépendants.

5 – Si vous réduisez votre niveau de stress, vous tomberez enceinte

Tout le monde connaît une femme soi-disant trop stressée pour tomber enceinte et qui y est parvenue après avoir complètement abandonné l’idée. C’est l’un des mythes les plus répandus concernant l’infertilité. C’est en fait une forme d’auto-accusation que les femmes supportent lorsqu’elles ne parviennent pas à tomber enceintes lors de situation représentant un niveau de stress élevé. 

L’infertilité peut engendrer beaucoup de stress et d’anxiété, mais peu de preuves suggèrent le contraire. Si aucun trouble physiologique n’est à déclarer, les femmes peuvent concevoir même dans des conditions extrêmement stressantes (guerre, traumatisme, etc.).

6 – Le nombre de spermatozoïdes ne peut changer

Le tabagisme, l’excès de poids, les bains à remous et l’alcool sont associés à une diminution du nombre de spermatozoïdes. Par conséquent, l’abandon de certaines de ces habitudes peut être non seulement bénéfique pour votre santé globale, mais peut également favoriser la production de spermatozoïdes et donc augmenter leur nombre. Fait intéressant, une étude a montré qu’il existe une corrélation entre les hommes qui font du vélo plus de cinq heures par semaine et qui possèdent un plus petit nombre de spermatozoïdes. Il serait alors nécessaire de suspendre le cyclisme intensif pour un temps si vous essayez d’améliorer la qualité de votre sperme.

7 – La pilule contraceptive cause l’infertilité

Cette idée reçue est très ancrée dans l’inconscient collectif. Pourtant, il n’y a aucune preuve avérée que la pilule contraceptive a un effet sur la fertilité d’une femme une fois qu’elle cesse de la prendre. De nombreuses études ont examiné les effets possibles du contraceptif oral sur la fertilité. L’une en particulier, ayant étudié plus de 60 000 femmes en Afrique du Sud, a conclu qu’ils n’avaient pas d’impact positif ou négatif sur la fertilité.

8 – L’âge n’affecte pas la fertilité des hommes

Dire que la fertilité des hommes reste stable tout au long de leurs vies, et ce malgré leur âge, contrairement aux femmes est un propos infondé. Si les femmes doivent faire face à la ménopause, les hommes voient la «qualité» de leur sperme s’affaiblir avec l’âge. Ce phénomène s’accompagne d’un nombre croissant de spermatozoïdes contenant de l’ADN fragmenté, ce qui peut être à l’origine de certaines maladies congénitales chez le futur enfant.

9 – Si vous avez déjà eu des enfants, vous n’avez plus à vous soucier de l’infertilité

On parle alors d’ «infertilité secondaire», ce qui signifie l’incapacité à concevoir à nouveau facilement alors que le couple a déjà eu un enfant. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de l’infertilité secondaire tels que : l’altération de la production de sperme, l’endométriose ou des complications associées à une grossesse précédente.

10 – Les femmes de plus de 35 ans ont peu de chances d’être enceintes

Selon une étude réalisée à l’Université de Caroline du Nord, un an après avoir tenté de concevoir, environ 80% des femmes entre 35 et 39 ans tomberont enceintes. Pour augmenter la fertilité globale, Santé Canada recommande aux femmes de maintenir une alimentation saine, de faire régulièrement de l’exercice, de planifier des rapports sexuels en fonction de leurs cycles et d’éviter l’alcool et le tabac. Par conséquent, si vous avez 35 ans et plus et éprouvez des difficultés à tomber enceinte, parlez-en à un médecin, car il peut y avoir d’autres problèmes sous-jacents pouvant être résolus.

Il n’est pas rare d’entendre des propos scandaleux au sujet de l’infertilité, quoiqu’il en soit, nous vous conseillons de ne pas croire à 100% tout ce que vous pouvez lire en ligne. Si vos craintes ou vos préoccupations sont trop grandes et que vous exprimez le besoin d’en parler à un spécialiste de la fertilité, nos équipes sont à votre écoute en tout temps. Chez Procrea Fertilité, nous offrons une variété de traitements adaptés à chacun ainsi qu’un accompagnement pour faire face à l’infertilité. N’hésitez pas à contacter l’une de nos cliniques au Québec, en Ontario et au Manitoba.